Si vous investissez via un compte sur marge (chez Interactive Brokers, Degiro ou un autre courtier), vous avez peut-être payé des intérêts débiteurs. Une question revient souvent : peut-on les déduire des impôts ?
La réponse courte : non.
En France, ces intérêts sont considérés comme des intérêts d’emprunt. Ils ne sont pas déductibles, même si vous choisissez le barème progressif de l’impôt sur le revenu au lieu de la Flat Tax.
Cela signifie que vous ne pouvez pas les déduire :
De vos intérêts créditeurs (si votre courtier rémunère vos liquidités).
De vos plus-values en bourse.
De vos dividendes.
Le prêt d’argent par un courtier (ce qui se passe avec un compte sur marge) n’est pas traité fiscalement comme un prêt de titres.
L’administration fiscale (via le BOFiP) est claire : les intérêts d’un emprunt contracté par un particulier pour acheter des actions ne sont pas déductibles dans la fiscalité des particuliers. Ils ne sont pas considérés comme des "frais d'acquisition" ou des "frais de conservation" (contrairement aux droits de garde par exemple).
L'utilisation de la marge a donc un coût "net". Vous devez payer l'intégralité de vos impôts sur vos gains bruts, sans pouvoir soustraire les intérêts que le courtier vous a facturés pour vous prêter ce cash.